Chapitre 1 : Pipi Airlinesok, oubliez tout ce que j'ai dit sur la propreté de la Chine... Celà ne s'applique visiblement pas aux avions de la compagnie Pipi Airlines.... En effet, l'appareil qui nous
transporte de Tianjin International Airport to Tayuuan Local Airport est trés luxueux, moderne et fiable, mais a comme une odeur de pipi. Etrange, un passager se serait il
oublié sur un des sièges en croute de porc ? Possible... Les toilettes de l'avion n'aurait-elle pas été nettoyée depuis son premier vol ? Probable... Il règne donc dans
l'habitacle une odeur somme toute assez dérangeante, rendant l'heure de vol assez inconfortable. Mais qui sommes nous pour nous plaindre ? Nous partons dans un village
traditionnel gelé à une époque réputée pour son hygiène... Arivée sans encombre, et avec tout nos bagages (il faudra d'ailleurs m'expliquer comment les bagages arrivent
systématiquement avant moi sur le tapis situé pourtant à moins de 2 minutes de l'avion, dans nos sympathiques aéroports français, il faut 10 minutes pour arriver à un tapis
vide...).
Chapitre 2 : L'autre côté du mirroirNotre chauffeur de van-taxi du jour est débonnaire, et estime que les amortisseurs ne doivent jamais être changés sur une voiture, même aprés 350 000 km sur des routes
chaotiques. Je ne lui en veut pas, j'ai moi même le contrôle technique en retard... La route (1h30) de Tayuuan à Pingyao présente un autre visage de la Chine; nous avions vu les
grandes villes modernes, voici les vieilles campagnes désertées par une population ultra pauvre. Ce qui chez nous est appelé exode rural ressemble ici à un sauve qui peut... Les
maisons en ruine, abandonnées depuis des années ou même pendant leur construction, bordent une route sans âme au bord desquelles de petits vendeurs proposent les maigres fruits
d'une récolte en deuil. Subsistent essentiellement les stations service, les réparateurs et vendeurs de camion, et quelques bouibouis ou se restaurer ne me semble pas trés
prudent. Le sentiment de traverser une région post apocalyptique est assez incommodant. Diantre, pourtant le gouvernement a fait de rééls efforts pour amliorer la situation, et
à défaut de fournir un métier ou de la nourriture à la population, il a fait installer de trés jolis parterres de fleurs en bordure d'une route plutôt bien entretenue. En
gardant un champs de vision étriqué, le touriste aura alors la vision agréable de petites boules colorés cachant les vilains batiments délabrés. Nous voilà rassurés, nous sommes
en de bonnes mains, arrivée à Pingyao dans quelques minutes !
Chapitre 3 : Hôtel DuskNous franchissons enfin les remparts de Pingyao. Je vous invite d'ailleurs à chercher sur internet les informations sur cette ville, je suppose qu'elles doivent fleurir (là
internet marche plus depuis 2 jours, il semblerait qu'un rabat joie de moine tibétain se soit encore immolé prés d'un répartiteur), et franchement il serait impardonnable de
passer à côté. La ville est tout simplement extraordinaire. Plus que de se retrouver à une autre époque, on se retrouve dans une autre autre époque. Je sais, ça ne veut rien
dire comme ça, mais si vous étiez venus vous comprendriez. Mais essayons de faire les choses dans l'ordre (ça va être dur tant la digression est tentante).L'hôtel réservé par notre génial organisateur est un petit bijou. Nous y sommes accueillis par une équipe de jeunes femmes parlant un trés bon anglais et qui sont d'une
gentillesse qui me rappelle le formule 1 de Montaudran (ou pas en fait). Souriantes et agréables, elles nous conduisent dans un dédale de petites rues derrière la salle du
restaurant ou les chambres sont autant de petites maison de village. La chambre proposée est magnifique, un lit de 3 mètres (oui oui), des fenêtres en bois ouvragé, une
décoration raffiné, des meubles d'un autre temps; tout invite à la rêverie. D'ailleurs, la première chambre donne sur une petite cours ou des allemands attablés discutent de
leur prochain plan pour conquérir le monde, et les fines fenêtres peintes de motifs colorés ne sont pas trés efficaces face aus sons guturaux de la langue germanique (je
rappelle que j'adore l'Allemagne et qu'il n'y a nulle méchancetée dans ce que je dis). Qu'à celà ne tienne, une simple requête auprés de nos sympathiques hôtesses et nous voilà
transférés dans une autre chambre, tout aussi délicieuse, mais au fin fond d'un enchevètrement de petites rues et de porches. Ce ne sera pas tout les jours évident de le
retrouver, mais elle est géniale, nous la gardons ! JE ne peux pas ici décrire tout les détails de chacune des pièces de l'hôtel, autant les chambres, la réception que le
restaurant sont tout simplement magiques. Oui, ok, je tourne un peu fleur bleue, je vais essayer de me reprendre pour la suite...
Chapitre 4 : Frozen in time (ou presque)Les jours qui vont suivre seront l'occasion de visiter les innombrables temples et maisons de prestige de la ville. Ok, il y a aussi quelques artères principales ou les petites
boutiques nous rappellent qu'il n'y a aucun distributeur de billets dans la ville et qu'il va falloir jouer serré... Visiter l'immense temple boudhique de Confucius habritant
d'incroyables vestiges du passé, ou acheter ce non moins incroyable crapeau de bois reproduisant à la perfection le fameux cri du batracien lorsque l'on caresse son dos ? La vie
est comme ça en Chine, pleine de choix cornéliens... Les gens sont aussi extrèmement sympahtiques (à l'exception peut être du jeune faquin qui a essayé de me vendre un t-shirt à
160 yuans (16€), et qui devant mon rire "ouais ok, je suis un touriste capitaliste issu d'un pays qui crache sur ta culture et exploite ton peuple, mais faut quand même pas
déconner" a été pris de panique et a baissé son prix à 50 yuans sous les insultes de ce qui ressemblait à sa patronne). D'ailleurs, personnellement je ne suis pas fan du
marchandage sur les sommes dérisoires, j'accepte en tant que touriste de payer un peu plus cher que le quidam local, mais tout de même avec des limites : le bon sens et le
respect. Et globalement les différents marchands possèdent ces 2 qualités. Spéciale dédicasse à quelques unes de nos rencontrs : La géniale vendeuse de sculptures en pierres qui changent de couleur sous l'eau qui se révelle être redoutable derrière ses airs de bouddhas souriants. Elle est tout simplement
faite pour être camelot tant elle manie bien l'observation, le spectacle, le chaud et le froid, ... Elle est un véritable personnage de film. Et non, je ne lui ai rien acheté,
j'ai juste profité du spectacle :pLe vieux monsieur qui vend que des t-shirts en taille S ou XL et qui a fouillé toute sa réserve pour me proposer un "Beijing 2008" avec un "sorry" montrant bien que lui même ne
croyait pas une seconde que j'allais lui acheter un objet commémorant un évènement de plus d'un an.Les hôtesse de notre hôtel qui se sont fatigué la santé pour m'apprendre à compter en chinois, et qui refusaient de me répondre si je ne leur donnait pas d'abord mon numéro de
chambre en chinois (ba lin sen wu, je vous laisse traduire), et qui travaillent 18 heures par jour avec le sourrire.Notre chauffeur qui, malgré son avarice verbale, a su nous emmener aux 4 coins de la région dans les différents temples extérieurs à la ville, et qui nous a fait découvrir
d'excellentes nouilles chinoises dans un restaurant qui fait peur.
Pour tout ce qui est visites, je n'en dirais pas plus ici, c'était tout simplement etraordinaire.Tôt ou tard je mettrai en ligne les photos des lieux, mais elles ne pourront
jamais rendre justice à la beauté des lieux. Je finirai donc par cette phrase déplacée : si t'as pas aimé Pingyao, t'es vraiment un con.
Episode 20 : Golden Street Fighter 2 (20 septembre tard le soir)
En rentrant de Pingyao, petit crochet dans les minuscules boutiques de jeu vidéo de Tianjin, et surprise : une salle de jeu immense nous ébloui de ses lumières multicolores ! Le
conraste avec les quelques jours précédents est violent, et je lutte de tout mon corps pour ne pas rentrer. Lutte perdue d'avance, celà va sans dire ! La salle est de taille
plus que raisonnable, les jeux sont d'une grande variété : rythm games (batterie, danse, tambours, ...), simulation de voitures, classiques des années 90 (sur des bornes
astrocity étonnament appelées blastcity), jeux de pèche géants sur des écrans de 2 mètres, coin pushers, gift cranes, basket ball,.... Je préfère d'ailleurs ici taire les
prix... Mais pour donner un ordre d'idées, on doit pouvoir tenir une journée avec 10€... Peut être 2 journées... Et cerise sur le gateau, pour les habitués, pas mal de ces jeux
distribuent des tickets en fonction des performanes du joueur, et ces tickets sont convertibles en cadeaux tout aussi variés (de la figurine au rasoir électrique). Compter tout
de même 2 ou 3 années de jeu quotidien pour le rasoir... Seul problèm, l'armada de vigiles qui empenchent toute photo.........
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