mercredi 30 septembre 2009

Episodes 13 et 14 (22 et 23 septembre)

Interlude : Baby sitting around the city

Aujourd'hui, afin de permettre à la gente féminine de réaliser un rêve de petites filles, je servirai de baby sitter pendant les séances de maquillage, de coiffage, de shooting et autres activités auxquelles nous, les garçons, nous ne comprenons pas un traître mot... Néanmoins je parcourais la ville avec ce bébé de sexe féminin (merci aux taxis supers sympas pour avoir géré la poussette) pour des raisons logistiques diverses et variés... Respectant la vie privée de cet enfant, je n'en dirai pas plus, mais nous avons passé une trés bonne journée tout les 2, et je sais qu'un jour, plus tard, quand l'atmosphère de notre planète sera saturée de monoxyde de carbone (et qu'on nous foute la paix avec le CO2), que l'air sera devenu irrespirable, que nous habiterons alors sous terre, dans des tunnels ventilés à l'aide feuilles de palmiers transgéniques agités par les plus pauvres (qui, rappelons le, ne servent à rien et mènent notre excellent système capitaliste à sa perte), ce jour là, elle se rappellera avec émotion cette journée forte et fragile. Oui, je sais, je suis un sentimental, mais que voulez-vous, cette enfant est adorable...

  • Chapitre 1 : Le chateau dans le ciel (le vrai)
Direction Beijing via l'excellent train-roquette aérodynamique et supercalifragilistique ! J'adore ce train et ses fauteuils rotatifs pour éviter de faire faire demi tour aux rames... Sautons dans un taxi direction le Temple du Ciel (Temple of Heaven). Petit détour dans un restaurant local pour une fondue chinoise ma foi fort sympathique, tout comme notre serveuse qui nous a montré tréééés longuement comment faire.
Le Temple du Ciel, c'est quoi ? Un parc immense ou les chinois vaquent à leurs activités de détente favorites, et plusieurs grands temples construit entièrement en bois, le tout sans clou ni vis. Non, pas la colle vendue 15€ à Leroy Merlin, celà veut dire que tout tient par un savant assemblages de pièces en bois de quelques dizaines de métres de haut. Ces derniers sont trés jolis, avec des peintures éclatantes et une histoire passionnante, mais je préfère me consacrer aujourd'hui au parc et à leurs habitants. Et alors là, je vais être obligé de faire à nouveau des comparaisons entre nos cultures respectives, et ça pas être en notre faveur.... Déjà la propreté du parc fait mal aux yeux tellement c'est beau. Il est immense et immaculé, arboré et engazonné, et surtout, il est habité par des êtres étranges. Ces mystérieux personnages sont souriants, agréables, et vivent dans une sorte de liberté outrancière. Sur une petite place, une petite dizaines de femme organisent un bal ou tout le monde danse et s'amuse quel que soit l'âge ou le sexe, le tout dans une décontraction qui nous rappelle à quel point notre société aime les apparences. Les femmes de 60 ans dansent avec une souplesse étonante, s'arrétant de temps en temps pour se reposer ou s'assouplir en faisant le grand écart contre un arbre. Tout le monde est invité à participer, jeunes, vieux, chinois, touristes... L'ambiance est assez indéscriptible, et il reigne une sérénités rafraischissante. Et les groupes de danseurs improvisés jalonnent le parc, ce n'est pas un groupe isolés d'illuminés...
Plus loin une mamie, probablement ancienne gymnaste, décrit des arabesques avec des rubans colorés avec une dextérité me laissant penser qu'elle doit être capable de me mettre minable à Street Fighter IV...
Là encore, un grand espaces est réservé aux sportifs du 3ème âge... Un grand nombre d'appareils (dont la plupart me sont étrangés) jonchent le sol en élastane de synthèse. Et là encore, c'est la claque... Voir ces papis retraités faire des tractions, se balancer dans tout les sens, pratiquer les barres parralèles à un niveau semi olympiques, ou pire, s'assouplir dans des positions improbables ou se renforcer en se mettant des grands coups dans des barres de fer... ça laisse sans voix... Tout les exercices se font dans une souplesse et une fluidité à peine coryable... Il est dommage que je n'ai pas pu filmer cet athlétique jeune suédois de 25 ans, avec des bras comme des jambes, qui s'aventure à vouloir rivaliser avec celui qui pourrait être son grand père, et qui fait des tractions (ou un truc comme ça) sur les barres parrallèles. A la 5 ème répétition saccadée, il est rouge comme un poivron (rouge hein, rmarquez, ça march aussi avec les verts...) et abandonne l'agrée en faisant comme si il arrétait parcequ'il s'est blessé y'a pas longtemps, et qu'il reprend à peine une activité physique, pendant que son rival de 60 ans enchaine les mouvements ultra fluides et les multiples répétitions... Une grande leçon pour tout les sportifs... Une histoire rigolote pour les autres.

  • Chapitre 2 : Il y a toujours un article pour vous !
Sortie Est du Temple du Ciel. Un majestueux buildings se dresse devant nous en nous vantant les mérites de ses occupants : de sympathiques commerçants ! Un magasin de jouets divers et variés, pour tout les âges, des stands de gadgets, de tissus, de vaisselle, d'éléctronique... Le tout s'étale sur plusieurs étages, et nous ne faisons que les effleurer pour mieux y revenir dans quelques jours... Ne serait-ce que pour retourner voir le fiéfé filou qui m'a refilé des fausses microSD. Si c'est pas scandaleux, tromper un de leurs meilleurs clients de la sorte...
M'enfin, je récupère au passage un appareil hélicoptéral en parfait état de marche pour un prix à faire pleurer Tony, le tigre des céréales et ami personnel de la mascotte moche de chez Joué Club ("joueT", on dit "joueT" bande *"'§'è"é'£).
Néanmoins, pause réglementaire dans un Starbuck's, cette fois-ci version clone chinois : mêmes codes couleurs, mêmes principes, même ambiance... De la contrefaçon honnête, mais sans plus... Il est déjà temps de regager le train express direction Tian Jin !

  • Chapitre 3 : Table Tennis 2009
La version Wii n'était pas brillante et donnait envie de s'inscrire dans un club de bridge, mais la version in real life est beaucoup plus intéressante ! La salle est hantée par des joueurs aux ages variés, qui doit cependant plafonner à 75 ans... Et même à 75 ans, le pongiste chinois est pugnace ! Les balles s'enchainent à une grande vitesse, les coups claquent et les balles fusent, le tout dans une ambiance sérieuse, mais conviviale. Les joueurs ont un trés bon niveau, mais il est dur de rivaliser avec l'européenne de l'étape qui multiplie les coups gagnants tout en restant impassible et concentrée dans son jeu (déjà une leçon à retenir pour certains)
. Le public chinois est ravi par ce match à la fois homme/femme, chine/europe, et même si je ne comprends pas la langue, je me doute qu'ils se moquent gentiment de leur compatriote mis à mal par des coups surpuissants ou le redoutable service de la grenouille.

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