- Chapitre 1 : Le Palais d'été, c'est quoi ?
- Chapitre 2 : Mauvais temps, ou presque.
- Chapitre 3 : Croisière Express
- Chapitre 4 : Temples, escaliers, temple, escalier, corridor, jardin, corridor, côte, nénuphars
La chine vue par un astigmate.
Nous voici enfin au pied de la muraille, mais aussi d'immenses montagnes sur lesquelles elle court, bravant les pentes raides et la nature hostile... Le site est vraiment grandiose. Dans l'ombre d'un immense arbre, quelques chinois jouent et discutent.
Petit repas réparateur (merci Missejan !), et aprés négciations avec une guide, nous arrivons à trouver un terrain d'entente : elle surveillera notre voiture pendant que nous explorons les environs... Première étape : le jardin de la Longévité ! Probablement construit en 1980 aprés JC, le jardin de la longévité propose d'immenses murs décorés de milliers d'idéogrammes chinisants, de parterre de fleurs chamarés, de statues et d'un trône de pierre majestueux. Il est également équipé de toilettes homme et femme sans lesquelles la longévité arait un gout amer.
Mais hatons nous vers le premier poste de garde, départ de notre périple sur la Grande Muraille ! Nous démarrons au bas d'une valée, et 2 chemins s'offrent à nous : le coté est, avec son circuit de 6 heures, et le coté opposé, réalisable en une poignée d'heures. En tant que grand conquérants des plaines arides, et face à des dénivelés mirobollants, nous optons pour la "facilité". Oui, facilité entre guillements, parceque ça grimpe sérieusement... Les marches sont d'une irrégularité qui ne peut pas être dûe au hasard, leur hauteur d'au moins 40 cm mets mal les jambes, tout du moins jusqu'à l'arrivée de leur version miniature : des marches de 5-10 cm qui saccagent les cuisses. Par chance, des zones plates existent ! Bon en fait c'set uniquement dans les postes de garde qui ne font pas plus de 10 mètres de long... Mais au fur et à mesure que l'on monte, la vue sur les collines et les montagnes nous entourant nous donnent du courage. Et il faut dire que la vue sur est magnifique.
A 3ème poste de garde (et probablement 200-300 métres de dénivelé), les choses se corsent, et les pierres quelque peu anarchiques laissent leur place à des rochers totalement en vrac. Et quelque part, j'aime bien. Au poste de garde suivant la muraille disparait presque complètement, laissant sa place à un chemin de pierre entouré par la végétation. Arrive alors l'escaliers de la Longévité ! C'set un escalier fait de pierres dans le désordre le plus total, d'une pente trés raide noyée dans les arbres et les plantes, et trés rapidement il est impossible d'en déceller ni le commencement, ni la fin... Perdu dans ce tunnel (pour ne pas dire cheminée) de verdure l'ascenssion est surréaliste, il semblerait que quelque soit le nombre de marche englouties la vue est la même devant comme derrière, c'est un peu comme prendre un escalator à contresens. Mais bientôt une uverture de lumière se dessine, et il semblerait que le sommet soit à portée de pied... Oui, c'est bien celà, l'escalier débouche sur un petit plateau fortifié depuis lequel on domine toute la valée. Une nouvelle ois la vue est magnifique, et il est difficile de distinguer en contrebas le minuscule parking du départ. Le souffle est rapide, mais l'air est pur. De plus, un sympathique groupe de jeunes arrivent peu aprés et nous discutons un peu littérature et faim dans le monde. Quelques bavardages et clichés numériques plus tard, descente vertigineuse !
Et ça descend sec... Retour en petite foulée pour ne pas se faire surprendre par la nuit (et ne pas faire s'inquiéter la madame qui m'attends en bas) et nous voici prés à rentrer !
Excellente sortie donc, retour classique en snake et 120 km/h en ville.... Demain départ en avion pour Taiyuaan puis Pingyao, alors pareil je disparais quelques jours !
Désolé aussi pour les derniers posts, je bacle un peu, mais diantre que les journées passent vite......
Ce matin partons en quête d'un marché vestimentaire local ! Un truc dont le nom doit ressembler à Sanitou se trasforme soudianement en Yo Yi Shang Chang. Certes, allons y, demandons à notre hôtesse de taxi du jour de nous y emmener. Notons le taxi trés propres, les housses blanches immaculées, tout comme les gants de coton qu'arbore notre pilote. Pour le reste : snake... et une bonne blague, elle nous laisse devant Dior et Vuitton. Je découvre le grand sens de l'humour chinois, et même à -90% ce genre de marque reste détestable... Passage en pilotage manuel, et à grands coups de yogwai et de zogai nous arrivons devant ce qui semble être le marché Shuing Shang... Ok, ok, errons dans les allées étroites ou les marchandisent débordent sur les pavés. On sent de suite que nous attaquons un marché chinois ou le touriste est rare..; La propreté n'est pas à la hauteur des choses ves précédemment, mais reste dans la moyenne de ce que l'on trouve dans le plat pays qui est le mien (ouais bon, la France en fait, mais c'est moins poétique). La mode est cependant bien loin de mes gouts classiques, mais il est toujours possible de trouver dans le bon millier de commerçants quelques affaires sympathiques et à des prix à faire enrager Mr Leclerc (qui vient faire le beau à la tv qu'on lui laisse pas vendre ses marchandises moins chères avant de retourner dans sa limousine avec chauffeur dans un de ses manoirs de 38 pièces et personnel de bord)... Ne risquons pas de se faire lire par les services de douanes, nous n'avons rien acheté.. De toutes façons vous n'avez pas de preuves !
L'aprés midi sera pour moi le retour dans l'antre incroyable des nouvelles technologies et des jeux vidéos ! Merci à mon chauffeur trés sympathique qui a non seulement compris mes requêtes, mais qui en plus s'est moqué des voitures au soleil alors que lui snake pour finir ombragé aux coté d'un bus ou d'un camion.... Arrivée donc aux magasins magiques frais et dispo ! Pareil que précédemment, je n'ai rien acheté du tout, mais pour le sport j'ai tout de même discuté avec les multiples commerçants venant à ma rencontre ! Spéciale dédicace à ce vendeur qui a essayé de me vendre des Acekards 2i à 22€, un nouvel exemple du sens de l'humour du pays voisin du pays du soleil levant.... Pour le reste, et surtout pour tout ce qui est gadgets, les prix sont vraiments trés trés intéressants. Mais bon, comme je l'ai dit, je n'ai rien acheté (mais bon, je mettrai en ligne des photos de ce que j'aurai pu acheter dés mon retour en sécurité.. Je veux dire, en France....).
Retour folklorique, me voilà seul face à un taximan qui n'a pas l'air de comprendre ou je lui demande d'aller... Aprés moulte répétition, et alors que je m'appréte à changer de véhicule, il a tout à coup l'illumination : il sait ou je veux aller ! Vous connaissez ma foi en l'être humain, et surtout mes bras fatigués par les paquets imaginaires que je n'ai pas acheté, je céde et m'embarque avec lui.... Il est décidé, enchaine les virages, je reconnais mêmes quelques buildings, et par chance repère un panneau Mei Jang annonciateur d'un retour au bercail assuré... jusqu'à l'arrét du chauffeur, satisfait de sa prestation, dans une rue dont j'ignore tout... "Mei Jang, mon bon monsieur", "Mei Jang everywhere here". Ok, je ne vois qu'une seule solution, repérer le batiment en forme de lotus à partir duquel je connais la route.. Il doit pas être loin, mais je ne le vois vas. Mais mes talents de mimes ne sont plus à prouver, et grace à quelques mouvements frappants de réalisme, et provoquant accessoirement l'hilarité de mon nouvel ami chinois, apparait devant les yeux ébahi du taxi driver la réplique exacte du Lotus Building ! Il est évident qu'il m'y a de suite emmené et que le reste du trajet ne fut qu'une formalité...
Repas de ce soir dans un vrai restaurant chinois, déustation de Baozis succulents, dans une ambiance feutrée et raffinée ! Une excellente découverte sur laquelle je ne peux pas m'étendre car tout le monde part au lit, et je vais me retrouver tout seul....
Ce soir, c'set soirée Broadie's ! Rock'n roll, nachos et faritas, le tout servi par un personnel 100% américain (à partir de morceaux de personnel chinois recomposés). Le tout trés sympa et plutôt bon... Par contre, j'suis crevé, au lit !
Avant celà, précisons que notre chauffeur du jour est tout aussi habile à déjouer les embuches que ses prédécesseurs... L'arrivée à la gare se fait donc sans encombres, et comme indiqué quelques jours auparavant, la gare est impressionnante ! Je vais encore me faire mal voir par mes compatriotes, mais on est trés trés loin de Matabiau... Tout est gigantesque, design et, cerise sur le gateau, d'une propreté étincellante... Je profite de l'occasion pour adresser un mot à tot ceux qui s'imaginent la Chine comme un pays sale : non. En 3 mots : pas du tout. En 24 mots : Que ce soit à Beijing ou à Tianijn, les rues du centre ville sont propres, les lieux touristiques niquels, et les batiments publics rutilants. Voilà, on est une nouvelle fois bien loin du centre ville de Toulouse ou les mégots, les papiers et les chewin gums sont autant de décoration trotoiresques...
Voilà, il aura fallu que j'aille en Chine pour aller au KFC ! Vu les horaires de train et le planning de la journée, il serait judicieux de se ravitailler dés maintenant. La gare de Tiajin n'offre pas des tonnes d'opportunités dans ce domaine. Honte à elle et à toute sa famille (les arrêts de bus et les files de taxi). Du coup direction le Chinese Kentucky Fried Chicken ! Une hôtesse, que certains membres du groupe, dont je tairais l'identité, ont qualifié de "mole" et de "pas dégourdie pour 2 sous", se bat pour comprendre notre commande. Il faut dire qu'une nouvelle fois la barrière de la langue se fait sentir... Comment ? On lui montre sur une carte chaque élément de notre commande et parler est inutile ? Oui, bon, ok, elle a pas été forcément trés afutée notre camarade serveuse du KFC, mais il est probable qu'elle ai été impressionnée par notre statut d'occidental qui se croit tout permis en vacances (alors qu'on est pas du tout comme ça)... Embarquons nos 4 menus gavés de frites et de boissons en échange de la somme honteuse de 8 ou 9 euros, et rendons nous dans le carré lounge pour nous restaurer. Bien, préparez vos tous : c'était plutôt bon... Les frites comme au flunch, le sandwich, sorte de faritas de légume et de poulet, relevé d'une sauce dragon (ou pas), plutôt gouteux.... C'est louche... Ca doit pas être pareil en France... En tout cas je mets un point final à mon record de 11 ans sans fast food, mais peut importe, je battrais un autre record quelques lignes plus loin !
Mais reprenons notre récit, faisons fi des digressions, et embarquons à bord du train le plus rapide du monde (Enfin, aprés avoir pris des billets dans une borne automatique QUI EST SIMPLE ET FONCTIONNELLE (j'écris en gros au cas ou un gars de la SNCF lirait par dessus votre épaule). Dés le quai le luxe de l'appareil saute aux yeux : fuselage blanc nacré immaculé (faut dire que des employés équipés de raclettes nettoient le moindre centimètre). L'intérieur confirme le sentiment extérieur : fauteuils spacieux et confortables, bouteille d'eau de courtoisie, finitions remarquables (petit crochet pour accrocher son sac, repose pied, tablette, le tout escamotable en une simple pression...). La propreté est encore une fois remarquable, d'ailleurs sur les 30 minutes du trajet les toilettes seront nettoyées 3 fois....
Démarrage de ce qui me fait plus penser à un vaisseau spatial qu'à un train... Et là c'est la fluidité qui laisse sans voix... Démarrage en douceur, accélération linéaire, et sans s'en rendre compte le véhicule fent les airs à prés de 329 km/h. A l'intérieur on se demande si le train n'est pas arrété et que des facétieux farceurs nous font défiler un paysage en carton pate... Pas le moindre accoup, pas la moindre vibration... C'est juste incroyable... Petite anecdote amusante, les (énormes) sièges du train se ertournent pour le retour, évitant au train de faire demi tour. C'est vraiment un petit bijou de technologie, et la centaine de kilomètres est absorbée en un clin d'oeil... Vivement le retour !!
Avant celà, signalons notre première altercation avec un chauffeur de taxi acariatre ne souhaitant pas nous amener à cette place, et qui à grand cri nous expulse de son véhicule... Il est possible que notre bonne odeur ai choqué l'atmosphère malodorante de son taxi, je comprends... Le second choix sera le bon, il nous amène à destination. La place est immanse, mais il est difficile d'en discerner clairement les dimensions tant les groupes de touristes sont nombreux. Signalons au passage que la sécurité est au top, un tapis à rayons X, un portique et des policiers s'assurent qu'aucun visiteurs n'entre avec des substances dangereuses (arme à feu, couteau, char d'assault ou pire, étudiant révolté). Les bâtiments sont majestueux de part et d'autre, et au loin la photo géante d'un chinois nous regarde de son regard bienveillant. Probablement quelqu'un de connu, un gagnant de la star academy locale ou quelque chose comme ça... Notons une nouvelle fois l'extrème propreté des lieux, pas une bouteille en plastique, pas un papier de bounty, rien... La nostalgie commence à se faire sentir...
En échange d'un modeste tribu, nous accédons dans un premier temps aux trés jolis jardins de la cité. Des sortes de coursives aux plafonds peints de couleurs chatoyantes permettent de déambuler au milieu des espaces verts tracés au cordeau, des arbres millénaires parfaitement maitrisés, des petits kiosques aux bancs accueillants... Tout invite à la détente et au repos. Mais nous ne sommes pas là pour ça, nous sommes là pour marcher là ou les empereurs marchaient, parcequ'on vaut autant qu'eux (globalement). L'entrée de la cité est grandiose : toits jaunes, murs rouges, sculptures sur les corniches, sol pavé, .. La quantité de travail pour réaliser cette entrée est tout simplement hallucinante... Toute la traversée sera de la même trempe, je passerai sur les détails sinon je vais faire 200 pages.... Je dirai juste que la partie grandiose est magnifique, et que la partie plus intime, constituée de minuscules ruelles, de petites places et d'humbles maisons est vraiment charmante. Voilà, pour les sourds et les malentendats : ça nous beaucoup plu ! Un dernie mot : nos amitiés à Princesse Sarah qui se reconnaitra.
A la sortie de la cité, en haut de la colline artificielle, un petit temple abrite à la fois une énorme statue de Boudha au pied de laquelle les fidèles se pressent pour déposer une offrande et effectuer leurs triples rituels et une vue imprenable sur les 2 cités : l'interdite, et la moderne. Les photos parlant parfois plus que les mots, et n'ayant pas de photos à publier ici, je vais plutôt parler des escaliers escarpés qui mènent à ce petit trésor : ils sont trés drôles. Voilà, c'est tout, c'était intéressant non ?
Enchainons sur la série des premières : Première fois dans un Starbucks (excellent jus de kiwi 100% pur fruit vert) et... première dans le milieu du massage chinois au Wellness Spa Center Ou On Se Sent Bien. Ok, je l'avoue, ce n'est vraiment pas du tout mon truc... Néanmoins, rendez-vous est pris pour un massage Head and Shoulders qui, à défaut d'éliminer les pellicules visibles dés la première utilisation, promet relaxation et bien être. L'immeuble abritant tout ces commerces est ultra moderne, mais dés que l'on rentre dans le well ness center, on se retrouve transprté dans une autre époque : double porte majestueuse en bois travaillé, petit chemin de dalles de pierres flottantes entourées de bougies projetant une lumière faible mais chaude, fauteuil ultra confortables, prise en main totale par le personnel : c'est décidé, je vais changer d'avis et trouver ça formidable. Ou pas... L'obscurité et les masques empêchent de voir les masseuses (ou masseurs pour les filles), mais j'imagine facilement leurs mains : musclées à l'extrème. Elle enchaine les mouvements avec une précision redoutable, la prise en main est ferme, et quelque part il y a un coté agréable dans ce côté mécanique et sans émotion. La poigne se referme et ça pique un peu, elle ponctue alors ses mouvements de quelques "ok ?" auxquels je réponds par "ok", je défends ici l'honneur de ma patrie, et je ne veux pas que la Chine pense que la France est un pays de mauviettes. Le massage est plus large que prévu : haut du dos, épaules, nuque, tête, oreilles (super sympa), front, bras, mains (sympa aussi), doigts. Le tout avec une cadence métronomique (si ce mot n'existe pas, merci de le rajouter au dictionnaire parcequ'il est trés joli). 30 minutes et un excellent thé au jasmin plus tard, nous voilà dehors. Les douleurs s'estompent et la détente est finalement bien là. Expérience à retenter donc pour mieux cerner tout les aspects de cette activité...
Enchainement pour quelques courses dans une supérettes internationales ou les produits françasi cotoient leurs confrères allemands, italiens ou encore espagnols (enfin je suppose...). Nous touchons là aux magasins de luxe, les prix sont beaucoup plus élevés que dans leurs pendants chinois, mais restent tout de même légèrement inférieurs la plupart du temps aux notres. Viande, raviolis aux 4 fromages, fromage, etc, etc... Mais vous n'êtes probablement pas là pour lire une liste de courses. Le pot de Nutella, les muffins et les brownies sécurisés, retour à la gare pour le train le plus cool du monde !
C'est dans ce génial train au retour que je tente d'étalir un double nouveau record : uriner dans des toilettes propres dans un train à 329 km/h ! La tension est à son comble, une équipe de sapeurs pompiers à été délégué ainsi qu'une équipe spéciale de femmes de ménage au cas ou les chose tourneraient mal. J'observe avec fébrilité le compteur de vitesse, le train a atteint sa vitesse de croisière, il est temps de passer à l'action. Je me lève de mon siège sans difficulté, me feaufile dans l'allée centrale en évitant le personnel de bord tout de rouge vétu, je m'approche des toilettes, seront elles propres ? Pire, seront elles disponibles ou un concurrent s'y cache-t-il déjà ? Je baisse la poignée, la clenche joue et le panneau de bois pivote sur un lieu immaculé. Tout brille, et je me rends compte que je n'ai pas mes lunnettes de soleil... Mauvaise préparation, mais tant pis, je continue en dépit des risques que je prends maintenant. Je referme la porte, fais ce que j'ai à faire et m'accorde même une figure artistique non imposée : je me lave les mains, les séche, et dépose l'essuie main dans le compartiment adéquat. Je ressors, regarde les juges puis le compteur de vitesse : 324 km/h..... L'objectif n'est pas atteint, mais c'est la meilleure performance de l'année, je suis épuisé, mais heureux.
A demain pour une nouvelle histoire de toilettes.
Et oui, que serait une conversation quotidienne sans parler DU sujet le plus important à nos yeux ? Alors voilà, je cède aux sirènes de la banalités et je passe la parole à Catherine...
Sur la partie est du pays, le temps est dégagé, le ciel est bleu et les températures largement au dessus des normales de saison (de prés de 5 degrés). Les voyageurs imprudents ayant un mauvais ratio de vêtements estivaux peuvent se retrouver dépourvu en milieu de journée vu la clémence du climat, pour ne pas dire l'été tropézien qui s'est installé.
La qualité de l'air quant à elle est de 4 sur 10 en centre ville, et de 7 sur 10 en périphérie. Attention aux tempètes de sable régulières en ville, et au soleil de plomb loin de l'ombre rassurante des batiments anarchiques.
Dans quelques minutes le taxi nous amènera à la gare magique, et nous féterons les Missejan.
[Insérer ici la musique de Darty, le contrat de confiance]
La Golden Street de Tianjin, c'est un peu la rue St Rome à Toulouse, mais sous acides... Les boutiques multiples s'étalent sur des kilomètres, autant en longueur qu'en hauteur. La foule se presse devan les boutiques toutes les plus innatendues que la précédente : coiffeur techno, vêtement de luxe, vêtement trés légèrement contrefaits (ah si je pouvais uploader des photos, vous découvrier le célèbre caïman de la marque "Clo Clodile"), agence de relooking extrème, magasion de jeux vidéo... pardon, MAGASIN DE JEUX VIDEO !
La vie de la rue est ponctuée par les musiques des boutiques toutes plus fortes les unes que les autres, et la célèbre sonnerie de Big Ben scandée par des voiturettes de golf limousines qui abondent et réussissent l'exploit de n'heurter personne....
Tout cet univers de luxe est bien évidemment équilibré par les ruelles ou la misére frappe comme seules les chemises hawaïennes peuvent le faire... Elles ressemblent à des mini bidon villes ou tout est sale, délabré, sombre...
Un peu plus loin se trouve la rue abritant le célèbre marché aux antiquités du jeudi qui, comme son nom l'indique, a lieu le jeudi, donc pour ceux qui ne suiven pas, pas aujourd'hui.... Peu importe, les portes en bois ouvragées abritant les échoppes sont trés jolies, et les quelques tables de jeu extrèmement animées... Les pièces claquent sur les plateaux de bois sous les viva des foules amassées autour des champions....
C'est dans une rue adjacente qu'un illuminé a recouvert l'intégralité de sa maison avec des objets en porcelaine : vases, chats, boudhas, aux couleurs caractéristiques bleu et blanc s'étallent sur le moindre centimètre carré de la batisse... Là vous vous rendez pas compte, mais c'set impressionnant... Vous verrez les photos lors de la soirée diapo organiée prochainement !
Au fond d'une court salle, derrière une façade anonyme se cache un immense magasin de vaisselle, et plus généralement de tout ce qui peut toucher à la cuisine.. Tout est présenté sur des rayonnages de plusieurs mètres de haut, les bols, les plats, les baguettes cottoient les menu en plastique, le distributeur de serviette ou de cure dent, les planchas, les pierres, les porcelaines, ..... C'est bien simple, on pourrait passer des heures sans avoir vu chaque article... En tant que personnes raisonnables, nous n'achetons rien, mais glissons tout de même la carte de l'établissement dans une petite poche....
La gare centrale de Tianjin est, en plus d'être immense, plutôt jolie... Une grande horloge design de plusieurs mètres de haut nous rappelle que les trains chinois sont, paradoxalement, toujours à l'heure. Je n'ai aucune explication à cet étrange phénomène.... Mais il se fait tard, et nous devons déjà rentrer, et en l'absence de train, intéressons nous au taxi du jour : Une chinoise équipé d'un volant "GTI CLUB SPORT" nous emmène dans un dédale de rues, de vélos et de klaxons...
Profitons de l'occasion pour parler de la circulation en ville... C'set simple, c'set pareil que ce que j'ai pu exposer sur les autoroutes, mais en rajoutant des tonnes de piétons, de tricycles, et de vélos plus ou moins électriques... Le klaxon et la sérénité sont rois, personne ne bronche, tout le monde se frole, s'évite, se double et se redouble (oui, même à contresens, sous les yeux fatigués des policiers qui n'en ont strictement rien à faire...)
Sans transitions, la journée suivante dont la matinée sera consacrée à Saïbo ! Cet endroit est pour moi ce que les boutiques Channel sont pour les vieilles bourgeoises perclues d'argent et d'auto-satisfaction : un paradis accessible ! Tout ce qui concerne l'informatique, l'électronique, les jeux vidéos, la hifi, la vidéo, absolument tout est concentré dans un petit quartier dont les étages des immeubles regorgent de tentations diverses ! C'est bien simple, je pourrais habiter là dedans... Du coup, grande décision totalement innattendue : fuck la douane, je vais acheter une douzaine de valises vides ! Juste une précision, le vendeur chinois trés trés drôle qui m'a proposé une TTDS à 300 yuan (30 euros) a dû me confondre avec ma grand mère... Je lui en veux pas, ça arrive souvent... En dehors de ça, les prix donnent envie de pleurer.... J'y retourne lundi, mardi, mercredi, et la fin de semaine (de jeudi à dimanche)....
L'aprés midi et la soirée auront lieu dans l'usine Airbus de Tianjin. Pour des raisons évidentes de confidentialité liée à l'espionnage international, je ne peux rien en dire. Sauf un truc : ne JAMAIS mettre un buffet à volonté face à 200 chinois et eur famille... JAMAIS !!!!!!! (Attendez les photos pour bien vous rendre compte...)
Demain journée Beijing, principalement la cité interdite ou on a le droit d'aller... Et au passage transport dans le train le plus rapide de l'univers (et de sa périphérie).
Bonne nuit !
Taxi pour l'hôpital, habilement caché derrière le Sheraton Hôtel and Office Building of the United States. C'est toujours utile de prendre un premier contact avec ce genre d'établissement, on ne sait jamais... Et force est de constater que le personnel hospitalier local et international est des plus accueillant et sympathique... L'anglais est de rigueur, et je me retrouve donc dans un épisode d'Urgence. Enfin, quand je dis Urgence, c'est sans le sang, les accidents, les gens qui crient, les intubations, les avp, les avc, les chimie iono, les gaz du sang, et encore moins l'heure du décés. Ouais, en gros y'a 3 personnes qui parlent anglais dans une salle d'attente d'un médecin... Mais bon, ça fait plaisir de comprendre ce qu'il se passe.
Une fois les opérations terminées, retour au taxi. Le chauffeur est un amateur d'Aston Martin, une DB9 trône sur le tableau de bord et je crains le pire... Ah oui, je ne sais pas si je l'ai déjà précisé, mais les taxis chinois ne sont pas vraiment équipés de ceintures de sécurité, et si on essaie de la mettre, outre l'impossibilité de trouver ou enclencher la dite ceinture, il est assez difficile de se concentrer sous les rires moqueurs du chauffeur... Enfin, en fait le trajet se déroule normalement : slalom géant, évitement des cyclistes à la dernière nano seconde, improvisation pour les feux tricolores (qui n'ont ici que 2 couleurs d'ailleurs). Les routes sont plutôt jolies, elles sont décorés au sol de ligne blanches continues ou pointillées... Il semblerait que personne n'ai jamais percé le secret de leur signification. Un jour peut être...
C'est bien joli tout ça, mais il est apparait nécessaire dechanger quelque menue monnaie... Rien de plus simple, direction l'agence Bank of China la plus proche (trajet à pied). La banque est trés moderne, et attribue un ticket chiffré ordonnançant l'accés au guichet (j'aime les phrases inutilement compliquées). J'hérite du n°39 qui, en chinois, correspond à l'appel du n°34. J'en prends bonne note pour la suite... Ma guichetière ne parle pas un mot d'anglais, mais voyant mes euros, elle se doute que je ne suis pas là pour essayer des chaussures, du coup la (trés longue) transaction peut avoir lieu. Nouvelle astuce : ne vous endormez pas au guichet sous peine d'être réveillé en sursaut par un double coup de tampon à faire trembler les murs...
Nous voilà en possession d'une liasse de billet de 6 cm de haut, voyons ce que nous allons en faire... J'ai vu une maison qui avait l'air pas mal, mais il semblerait qu'elle coute 8 cm, je suis donc un peu court... Tant pis, continuons de visiter le quartier !
Ca peut paraitre évident, mais il nous faut nous recadrer sur le rythme chinois, donc on structure un peu la journée avec une petite sieste réparatrice. Ensuite préparons l'escapade du week end prochain, plusieurs possibilités, nous optons finalement pour Pingyao ou nous passerons 3 jours.
Ou trouver un meilleur restaurant japonais qu'en Chine ? Ok, à part au Japon ? Ben voilà, en Chine. Nous nous retrouvons donc à une table en compagnie de quelques autochtones tout droit issus d'un film de gangster asiatique, d'un cuisinier, d'une plancha, et d'une carte dans laquelle piocher à volonté. Et c'est ce que nous faisons : champignons roulés dans la viande, poisson grillé, gambase, poulet, crevette, sushis, makis et tout d'un tas d'autres mets pleuvent dans nos assiettes. Finissons avec une salade de fruits plus ou moins connus. Tout le monde connait mon côté entertainer, je suis une idôle dans plus de 80 villes (imaginaires). Je n'ai donc pas résisté à amuser ma table (et mes nouveaux amis mafieux) de mes meilleurs skechs : le mec qui sait pas manger avec des baguettes, le mec qui mange un truc qu'il sait pas ce que c'est, le mec qui sait toujours pas manger avec des baguettes, le mec qui comprend pas le chinois, le mec à qui on montre comment manger avec des baguettes, etc, etc.... Voilà, une grande carrière m'attends en Chine si je souhaite un jour me reconvertir... J'ai vraiment ressenti l'amour de mon public, surtout quand il a demandé à ce qu'on m'apporte des couverts classiques, ou lorsqu'il m'a apporté une petite cuillère pour manger le riz aux crevettes.. Xié xié les gars....
Allez, retour à la maison, quelques rounds de Street Fighter IV et au lit !
L'aéroport de Beijing nous accueille avec ses grandes baies vitrées, ses sols en marbre et ses policiers équipés de masques. Pareil ils ne sont pas chinois, on peut pas savoir là.. Passage obligatoire par la gestion de la quarantaine H1N1, attestation sur l'honneur de sa famille qu'on n'a jamais fréquenté de personne ayant des symptomes de la grippe, ni de sérial killer, et encore moins des défenseurs de la cause tibétaine. Et au cas ou vous mentiriez sur votre état de santé, les caméras thermiques veillent sur votre température...
Passage à la douane sans encombre (normal, ça sera au retour que ce sera fun), et il est possible de juger de la prestation de l'officier de police controllant les passeports. N'aimant pas la police, je lui assène un virulent "Bien" là ou Sonia, la pleutre, donne un "Excellent"... C'est décidé, c'est elle qui négociera avec les autorités.
Surprise au niveau du tapis des bagages, nos valises sont non seulement là, mais elles sont en plus en bon état. Je me demande même si quelqu'un n'a pas graissé mes roulettes...
Enfin, passons à la prochaine étape de notre périple : le taxi à destination de Beijing (2 heures de plus de transport, wouhou !).
Un chauffeur équippé d'un carton est censé nous attendre, ne le trouvant pas, nous jettons notre dévolu sur un jeune chinois équipé d'un carton Missinc Ierte, nous disant que de toute façon personne ne porte ce nom dans la vraie vie. Il est d'ailleurs trés classe et un vériable gentleman : il s'occupe des valises, nous ouvre les porte (et, cerise sur le gateau) les referme. Il nous donne même des bouteilles d'eau, ce qui nous change de l'avion dans lequel on nous donnait des gobelets d'eau.
Démarrage de la Passat Grand Luxe toute agrémentée de housses crochetées main, c'est parti pour 2 heures de Need For Speed in real life. Le principe des autoroutes chinoise est différent du notre... La ou nous avons 3 voies, roulons à droite et dépassons sur les 2 autres, la Chine propose 3 voies et une règle toute simple : l'automobiliste choisi la voie qu'il veut, et y roule à la vitesse qu'il veut... En cas d'obstacle sur la voie choisie (véhicule plus lent ou en panne, personnel de la DDE équipé du balai d'Harry Potter, animaux,...) il faut alors choisir au hasard une autre voie et continuer l'opération. Attention, il est interdit de changer de voie pour une autre raison que d'éviter un obstacle, du coup tout camion se mettant sur la file de gauche pour doubler un comparse, aura interdiction de revenir sur la file de droite, sauf si sur cette dernière se trouve un véhicule plus lent (ou du personnel de la DDE tailant les haies du terre plein central). Le slalom pour notre taxi est donc de rigueur, et quand je parle de slalom, je fais bien référence à cette pratique hivernale ou il faut passer par des portes en s'assurant bien de les avoir touchées. En effet notre chauffeur est probablement récompensé chaque fois qu'il déboite à moins de 60 cm du véhicule de devant, ou se rabbat devant le véhicule dépassé dans les mêmes conditions.. Un bonus spécial est attribué si il arrive à réaliser les 2 opérations simultanées entre les camions.... Je dirai simplement que notre chauffeur est un hig-score killer, il enchaine les changements de file en frolant les autres véhicules comme un virtuose, profitant au mieux de toute la largeur de la chaussée, et si par malheur aucune voie n'est disponible, qu'importe, la bande d'arret d'urgence ne serait pas aussi bien entretenue si on ne pouvait pas l'emprunter à pleine vitesse à 20cm d'un camion...
Du coup les 2 heures passent assez vite, notons au passage la vétusté des camions chargés par des champions communistes du tétris, et que trés régulièrement ils se reposent sur la bande d'arret d'urgence (que notre chauffeur emprunpte pour doubler des camions nous masquant toute visibilité). D'ailleurs prés de Tanjin, un nombre conséquent de camions sont bloqués sur toute la largeur de l'autoroute. Probablement un pique nique de routiers, emprunons la bande d'arret d'urgence ! Pas de chance, elle est encombrée de véhicules divers nous empéchant de passer. La cause à tout ça est 2 camions ensablés jusqu'au 3/4 des roues (oui, sur une autoroute) et Dieu seul sait comment ce sable s'est retrouvé sous ces camions... Mais pas d'inquiètude, ils sont 2 chinois avec des pelles, ils devraint dégager les 40 tonnes de sable en moins d'une semaine...
Peu aprés nous apprenons une nouvelle règle : si un péage ne te plait pas, évite le en faisant demi tour entre les plots. J'suis con, j'y avais jamais pensé moi....
Dernier tronçon, notre chauffeur est sorti de la rocade une sortie trop tard... Il sen rend compte et trouve immédiatement la parade : demi tour sur la 4 voies et on repart en sens inverse sur la bande d'arret d'urgence (dont il se servait il y a peu pour doubler à fond les camions, elles sont décidément trés polyvalentes), évitant les autres véhicules (voitures ou vélos) roulant à l'envers (ou alors c'est nous, je sais plus)....
Quelques minutes plus tard, nous arrivons à destination !
J'hésite à décrire la maison pour ne pas trop flater nos hôtes dont l'égo est déjà bien bien en place, sous prétexte qu'ils ont une etite fille magnifique, sage et qui sent bon le jasmin... Bon, ok, c'est vrai, alors je le fais quand même : c'est la grande classe... Maison super design, volumes structurés, 3 étages, autant de salles de bain, des terrasses (dont une sur le toit de la chambre du 3ème), le tout conçu et meublé par une Valérie Damidot qui aurait du goût (oui, je sais, l'association peut surprendre)... Nous héritons de la suite du 3ème dont la superficie totale est à peu prés celle de notre étage péchabolien complet...
Enchainons sur un un petit repas à base de poulet et pour moi, dont le cerveau refuse dorénavant de fonctionner, une petite sieste de 1h30 (le sta féminin préférant faire des courses, allez comprendre...). Aprés la sieste petite visite à la banque pour changer de l'argent (elle était fermée), passage à la supérette acheter des Choco Bits et payer la facture d'électricité, petite promenade à gauche à droite pour découvrir les environs, et il est déjà temps de rentrer se restaurer... Il faut dire que la Chine n'a qu'une seule heure, et du coup la nuit tombe à 18h....
Excellent repas, une petite douche, et une excellente nuit de sommeil super réparatrice !
La suite demain !