jeudi 10 septembre 2009

Episodes 1, 1 et demi, et 2 (8, 9 et 10 septembre)

  • Chapitre 1 : leaving Europe

Le chauffeur pour l'aéroport est arrivé dans le timing escompté, et aprés quelques menus bouchons, l'attente dans les aéroports commence... Oui, nous sommes naïfs, on nous dit d'arriver 2 heures avant le décollage, on le fait.... Par chance l'aéroport de Blagnac est vraiment trés intéressant, vaste et confortable, et est une trés belle représentation du service à la française (faudra qu'on m'explique comment on est encore la première destination touristique mondiale)... J'aurai aimé donner des nouvelles via le Wifi des aéroports, mais celui ci est systématiquement payant... 3€ les 15 minutes et ma loghorée sont 2 choses incompatibles....
Premier avion, un fokker 70, et trés franchement super sympa... siège confortable, personnel de bord poli et souriant (Vol Air France mais sous traité à KLM...). Du coup les 1h40 jusqu'à Amsterdam sont passés assez visite, et dans des conditions idéales. Remercions au passage Rebbekka und Frygerune, deux sympathiques femmes dont la somme des ages doit approcher les 170, grandes amatrices de Sudoku et de vin blanc, et croyez moi, l'association des 2 est des plus redoutables.... Rebbekka a d'ailleurs fini par s'attaquer aux griles en couverture sous les injectives de sa camarade...
Petite précision si vous voulez aller à Amsterdam, le trajet en roulant une fois l'avion au sol prend un bon quart d'heure, les pistes s'étalant sur des kilomètres.... Et c'est à l'image de l'aéroport : gigantesque ! L'accés aux terminaux (une bonne dizaine à vue de nez) est indiqué par des panneaux précisant le temps de marche pour y accéder... Les temps sont variables, avec un petit record à 25 minutes pour accéder au terminal H...Les voiturettes électriques abondent, tout comme les boutiques. C'est simple, on se croirait dans le plus grand centre commercial du monde. A un détail prés : dans tout les terminaux les boutiques sont les mêmes. Mais peu importe, il est possible d'y passer 1 semaine sans en faire le tour complet... Remercions au passage les communications centre pour leurs prises électriques :) . On en profite pour tenter une sieste préparatoire dans l'espace "free lounge" équipés de grandes chaises longues. C'est là que j'ai rencontré Little Sumo, 6 ans environ, et amateur de voitures qui roulent sur les murs, et qui imite parfaitement le bruit du moteur de bateau... Un simple regard de ma part a suffit à lui faire comprendre qu'on allait pas être potes, il s'est alors éloigné, en me lançant (à une distance de sécurité raisonnable) un regard me disant "on en reparlera dans 300 pots de Poulina"... J'espère qu'il oubliera, sinon je suis mal....

Pour améliorer la qualité du repos, acquérons au passage un calle nuque en fibre de synthèse à mémoire de forme bio respirant massant et relaxant. A quoi sert un cale nuque me direz vous ? Et bien c'est simple, il sert à différencier l'Homme Civilsé de la Bête. Là ou la Bête (la nigaude) utilise les muscles de son coup pour maintenir sa nuque, l'Homme Civilisé utilise ce petit bijou de technologie, et s'assure un maintien et un repos simultané de la zone cervicale. C'est pourquoi l'Homme Civilisé construit des école pendant que la Bête vote UMP...
L'embarquement à Amsterdam c'est déjà un peu la Chine, mes amitiés à la montagne qui fait les fouilles, j'y ai pas eu droit personnellement, mais j'ai lu l'embarras des yeux de ses victimes... Ah oui, ça et ce que m'a raconté Sonia qui a eu droit à ce traitement de faveur (normal, elle a des origines proches de l'ETA, fallait bien que ça se sache).

Second avion, Boeing 747 optimisé pour entasser le plus de monde possible dedans : sièges spartiates et espace pour les jambes quasi inexistant... Les 9 heures vont être longues... Mais bon, avec un peu de chance on va arriver à dormir (si les voisins ne sont pas trop bruyants). A propos de voisin, la peur m'a saisi à la gorge lorsque mon voisin de siège est apparu... J'ai vraiment cru que Little Sumo avait dévalisé les boutiques de l'aéroport pour venir se venger.... Mais non, ce n'est pa possible, il ne serait pas aussi agé.... Par chance il s'asseoit à un siège d'intervalle, j'ai donc encore une chance d'avoir un ersonne à la corpulence raisonnable qui ne mangera pas sur mon siège. D'ailleurs là voilà, chinoise d'environ 40 ans, petites lunettes rondes cerclées d'or, chemisier et pantalon strict. La chance est donc au rendez-vous. En tout cas jusqu'au permier passage du chariot et de d coup de la première Heinekken....Du coup elle sest mise à papoter avec son voisin sumo amateur de vin rouge d'une petite voix timide. Cette voix a évolué et les gestes se sont amplifié au fur et à mesure de l'accumulation des bouteilles de vin rouge vides... Le charriot ne passant que toutes les heures, notre camarade sumo régulièrement se lève pour aller piller le wagon restaurant (gateaux divers, mars, systématiquement accompagnés de 2 bouteilles de vin). Il n'est déjà point aisé de dormir dans cet endroit inconfortable et exigu, et les coups de coude et les exclamations de joie liées au trinquage des gobelets en plastique n'auront rien fait pour améliorer la situation... Mais diantre, peu importe, ce sont les vacances, on dormira plus tard... Signalons au passage la qualité du personnel de bord et les plateaux repas plutôt rafinés (poulet en sauce/riz, salade/concombre, pates, paninis oeuf/fromage/poisson, salade de fruit, fromage blanc, etc, etc....).

Une petite astuce si vous prenez l'avion : ne regardez pas Lost... Oui, je sais, ça peut paraitre évident pour la plupart, mais j'ai tout de même tenté, et j'ai pas mal souffert de la médiocrité du scénario, l'improbabilité des évènements, l'absurdité des situations et la niaiseries des dialogues... Franchement, ça sert à quoi qu'un écrivain cherche des idées supers originales, avec un un univers, des personnages, une vie, pour qu'une équipe de scénaristes blasés nous pondent des épisodes formatés avec une intrigue et des situations que l'on peut retrouver dans n'importe quelle autre série... Ok, ceci n'est pas un blog de critique de série, mais non d'un chien virez moi tout ces scénaristes et embauchez des gens avec des idées neuves, que les épisodes de Lost d'ujourd'hui ne ressemblent pas à ceux de Sherif fais moi peur mélangé aus Feux de l'Amour... Fin de la parenthèse critique :p
Clôturons également le difficile (et sans sommeil) vol Amsterdam Beijing. C'était dur, mais nécessaire.

  • Chapitre 2 : A whole new World to conquer

L'aéroport de Beijing nous accueille avec ses grandes baies vitrées, ses sols en marbre et ses policiers équipés de masques. Pareil ils ne sont pas chinois, on peut pas savoir là.. Passage obligatoire par la gestion de la quarantaine H1N1, attestation sur l'honneur de sa famille qu'on n'a jamais fréquenté de personne ayant des symptomes de la grippe, ni de sérial killer, et encore moins des défenseurs de la cause tibétaine. Et au cas ou vous mentiriez sur votre état de santé, les caméras thermiques veillent sur votre température...
Passage à la douane sans encombre (normal, ça sera au retour que ce sera fun), et il est possible de juger de la prestation de l'officier de police controllant les passeports. N'aimant pas la police, je lui assène un virulent "Bien" là ou Sonia, la pleutre, donne un "Excellent"... C'est décidé, c'est elle qui négociera avec les autorités.
Surprise au niveau du tapis des bagages, nos valises sont non seulement là, mais elles sont en plus en bon état. Je me demande même si quelqu'un n'a pas graissé mes roulettes...
Enfin, passons à la prochaine étape de notre périple : le taxi à destination de Beijing (2 heures de plus de transport, wouhou !).

  • Chapitre 3 : Crazy Taxi 4


Un chauffeur équippé d'un carton est censé nous attendre, ne le trouvant pas, nous jettons notre dévolu sur un jeune chinois équipé d'un carton Missinc Ierte, nous disant que de toute façon personne ne porte ce nom dans la vraie vie. Il est d'ailleurs trés classe et un vériable gentleman : il s'occupe des valises, nous ouvre les porte (et, cerise sur le gateau) les referme. Il nous donne même des bouteilles d'eau, ce qui nous change de l'avion dans lequel on nous donnait des gobelets d'eau.
Démarrage de la Passat Grand Luxe toute agrémentée de housses crochetées main, c'est parti pour 2 heures de Need For Speed in real life. Le principe des autoroutes chinoise est différent du notre... La ou nous avons 3 voies, roulons à droite et dépassons sur les 2 autres, la Chine propose 3 voies et une règle toute simple : l'automobiliste choisi la voie qu'il veut, et y roule à la vitesse qu'il veut... En cas d'obstacle sur la voie choisie (véhicule plus lent ou en panne, personnel de la DDE équipé du balai d'Harry Potter, animaux,...) il faut alors choisir au hasard une autre voie et continuer l'opération. Attention, il est interdit de changer de voie pour une autre raison que d'éviter un obstacle, du coup tout camion se mettant sur la file de gauche pour doubler un comparse, aura interdiction de revenir sur la file de droite, sauf si sur cette dernière se trouve un véhicule plus lent (ou du personnel de la DDE tailant les haies du terre plein central). Le slalom pour notre taxi est donc de rigueur, et quand je parle de slalom, je fais bien référence à cette pratique hivernale ou il faut passer par des portes en s'assurant bien de les avoir touchées. En effet notre chauffeur est probablement récompensé chaque fois qu'il déboite à moins de 60 cm du véhicule de devant, ou se rabbat devant le véhicule dépassé dans les mêmes conditions.. Un bonus spécial est attribué si il arrive à réaliser les 2 opérations simultanées entre les camions.... Je dirai simplement que notre chauffeur est un hig-score killer, il enchaine les changements de file en frolant les autres véhicules comme un virtuose, profitant au mieux de toute la largeur de la chaussée, et si par malheur aucune voie n'est disponible, qu'importe, la bande d'arret d'urgence ne serait pas aussi bien entretenue si on ne pouvait pas l'emprunter à pleine vitesse à 20cm d'un camion...
Du coup les 2 heures passent assez vite, notons au passage la vétusté des camions chargés par des champions communistes du tétris, et que trés régulièrement ils se reposent sur la bande d'arret d'urgence (que notre chauffeur emprunpte pour doubler des camions nous masquant toute visibilité). D'ailleurs prés de Tanjin, un nombre conséquent de camions sont bloqués sur toute la largeur de l'autoroute. Probablement un pique nique de routiers, emprunons la bande d'arret d'urgence ! Pas de chance, elle est encombrée de véhicules divers nous empéchant de passer. La cause à tout ça est 2 camions ensablés jusqu'au 3/4 des roues (oui, sur une autoroute) et Dieu seul sait comment ce sable s'est retrouvé sous ces camions... Mais pas d'inquiètude, ils sont 2 chinois avec des pelles, ils devraint dégager les 40 tonnes de sable en moins d'une semaine...
Peu aprés nous apprenons une nouvelle règle : si un péage ne te plait pas, évite le en faisant demi tour entre les plots. J'suis con, j'y avais jamais pensé moi....
Dernier tronçon, notre chauffeur est sorti de la rocade une sortie trop tard... Il sen rend compte et trouve immédiatement la parade : demi tour sur la 4 voies et on repart en sens inverse sur la bande d'arret d'urgence (dont il se servait il y a peu pour doubler à fond les camions, elles sont décidément trés polyvalentes), évitant les autres véhicules (voitures ou vélos) roulant à l'envers (ou alors c'est nous, je sais plus)....
Quelques minutes plus tard, nous arrivons à destination !

  • Chapitre 4 : New house, new rules


J'hésite à décrire la maison pour ne pas trop flater nos hôtes dont l'égo est déjà bien bien en place, sous prétexte qu'ils ont une etite fille magnifique, sage et qui sent bon le jasmin... Bon, ok, c'est vrai, alors je le fais quand même : c'est la grande classe... Maison super design, volumes structurés, 3 étages, autant de salles de bain, des terrasses (dont une sur le toit de la chambre du 3ème), le tout conçu et meublé par une Valérie Damidot qui aurait du goût (oui, je sais, l'association peut surprendre)... Nous héritons de la suite du 3ème dont la superficie totale est à peu prés celle de notre étage péchabolien complet...
Enchainons sur un un petit repas à base de poulet et pour moi, dont le cerveau refuse dorénavant de fonctionner, une petite sieste de 1h30 (le sta féminin préférant faire des courses, allez comprendre...). Aprés la sieste petite visite à la banque pour changer de l'argent (elle était fermée), passage à la supérette acheter des Choco Bits et payer la facture d'électricité, petite promenade à gauche à droite pour découvrir les environs, et il est déjà temps de rentrer se restaurer... Il faut dire que la Chine n'a qu'une seule heure, et du coup la nuit tombe à 18h....
Excellent repas, une petite douche, et une excellente nuit de sommeil super réparatrice !
La suite demain !

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