mercredi 30 septembre 2009

Episode 16 (25 septembre)

  • Chapitre 1 : Catch up time
Ce matin petit rattrapage sur les oublis/reports d'activités relatives à la Golden Street et à ses alentours... Trainage dans les boutiques, dans les restaurants et les divers immeubles gigantesques du secteur. Notons le pavement de la rue piétonne qui est en train d'être refaite par des ouvriers pauvres issus des campagnes.. Travail à la main, sans outils, ou pire avec des disqueuses sans carter utilisées sans gants ni lunette de protection... Ils semblent dormir à même la rue, derrière les empilages de pavés, à même le sol. C'est dur le sol pour dormir, et il est surprenant que la municipalité ne propose rien de mieux à ces travailleurs, à moins bien sur que l'activité ai été sous traité à des vilains et que les élus tournent la tête histoire de regarder plutôt du côté de leur Porsche Cayenne... Bref, allons plutôt manger dans un petit restaurant local ou l'on se restaure pour une poignée d'euro mince, mais qui va dans la poche de gens e ayant besoin. Du coup, passons récupérer le cadeau Airbus chez Haagen Dazs, une luxueuse boite auto-réfrigérée garnie de chocolats et de glaces de qualité. A ce propos, les prix chez ce fabricant de gourmandises visent une clientèle riche là ou le Mc Donald's du coin vend ses cheeseburgers à moins de 80 centimes (je connais pas le prix du même produit en France, mais ça doit être un poil plus). Il est donc amusant que tout le monde ne souhaite pas partager le faible coût de revient de ses marchandises... Déjà que la marge de Haagen Dazs chez nous doit être conséquente, elle devient de suite gigantesque dans les boutiques chinoises. Honte à vous messieurs.
  • Chapitre 2 : Saïbo 2
Petit passage dans le temple de l'électronique pour quelques menus achats complémentaires, rien de bien transcendant à raconter ici en fait.... Next.

  • Chapitre 3 : Need For Speed Underground 2
Ok, je suis un menteur... Jetez moi en prison si vous le souhaitez, je m'en moque, mais je vais à nouveau parler circulation...
Ce soir nous devons nous rendre à la gare pour prendre le train extra terrestre à destination de Beijing. Pour ce faire, bien sur, empruntons un taxi ! En fait vu le nombres de personnes, de valises et de poussettes, nous optons pour 2 véhicules de courtoisie. Mr Lee passant par hasard dans les parages, il s'occupe de trouver un comparse pour notre trajet nocturne. Et il faut bien avouer que ce dernier détail est plus important qu'il n'y parait. Il fait nuit, les lumières brillent, notre chauffeur enclenche sons système audio USB, le dernier Madonna hurle dans les hauts parleurs tapissant le véhicule, et nous voici parti dans un parcours dans la caillera mobile. Les tubes rap et rnb s'enchaînent au fil des slaloms du véhicules, la circulation est moins dense que le jour et permet aux grosses cylindrées d'exprimer leur potentiel sportif et potentiellement destructeur. La brume, la nuit, les lumières, la musique, le tout crée un sentiment d'irréalité propre aux jeux vidéo... Il en sort même une sorte d'esthétique malsaine et attirante à la fois. Peut-être est-ce la nostalgie qui frappe déjà, mais je trouve la ville très belle. Les 2 taxis se poursuivent dans la ville dans un style très "illegal street racer". Au prix de manoeuvres à faire froid dans le dos, notre chauffeur prend la tête et distance rapidement son adversaire. A la surprise de Mr Lee, nous arrivons en tête à la gare, il n'a pas su être assez crazy pour gagner...
Le reste du trajet en train est une pure formalité, j'ai déjà vanté les mérites des gares et du train stellaire, alors je ne recommencerai pas...

  • Chapitre 4 : Need For Presque
Le trajet de la gare de Beijing South à l'hôtel se déroule à nouveau dans 2 taxis à synchroniser... A première vue ça devrait bien se passer, notre taxi suit le taxi de tête, mais ce dernier a une conduite quelque peu étrange... Notre chauffeur s'agace de le voir faire systématiquement les mauvais choix tactiques, et de ne pas profiter des ouvertures de snake qu'il lui propose sur un plateau. Ah oui, on est loin d'être surs qu'il a bien compris ou l'on va, et si il perd le taxi de devant, les choses vont se corser... Rien d'insurmontable, mais bon, le monsieur ne parlant pas anglais, on va galérer. Voilà, ça y est, on va galérer, avec un râle de colère notre chauffeur dépasse notre guide, et fonce dans la ville. Pour ou ? Je dirai l'hôtel qu'on lui a indiqué 4 fois, mais sans certitude... Allez, trève de suspens, en fait il s'est avancé de quelques centaines de mètres et a attendu son camarade au feu d'aprés... Nous reprenons donc la poursuite étrange derrière ce chauffeur obscur qui n'a pas vraiment compris qu'on essayait de le suivre.. 'ailleurs ce dernier se permet de faire preuve de courtoisie (un véritable crime), et nous voici coincés par quelques véhicules en travers... Une fois ces derniers disparus, notre guide l'est tout autant... Voilà, on avance un peu au hasard, et on se rend surtout compte qu'il a tourné à droite là ou nous avons tracé tout droit.. Peu importe, descendons et finissons à pieds, à priori on est pas trop loins...

  • Chapitre 5 : Yo Yo Hôtel
Notre hôtel pour ces derniers jours porte le nom mystérieux de Yo Yo Hôtel. Peut être a-t-il été construit en l'honneur d'Annie Cordy ? Ou à cause de ce jouet si gratifiant des années 80 trop tôt disparu ? Nous ne le saurons jamais... En revanche, ce que nous savons c'est que pour une somme modique (29€), il offre des chambres spacieuses, presque luxueuses, et plutôt trés bien entretenues. Des pantoufles de courtoisies, des peignes, du dentifrices et des brosses à dent s'ajoutent aux classiques gels douches et shampoings. La prestation est vraiment de bonne qualité, mais étrangement l'établissement ne comporte pas de 4ème étage pour une obscure raison de superstition. N'importe quoi, est-ce qu'on enlève le rang 13 dans les avions nous ?
Déposage de valise réalisé, nous ferons une expérience étrange, manger dans un restaurant français... Oui, l'idée est saugrenue, mais maintenant que nous savons que les restaurants chinois en France ne font pas du chinois mais de l'asiatique trééés large, comment donc voit-on la cuisine française dans ce quartier riche ? Et bien de manière plutôt classique en fait... Alors ce soir ce sera galette complète comme en Bretagne, à un détail prés, l'oeuf est servi presque en omelette. Mais bon, c'est honnête en goût et totalement hors de prix. Français quoi.


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