- Chapitre 1 : Money Train
Avant celà, précisons que notre chauffeur du jour est tout aussi habile à déjouer les embuches que ses prédécesseurs... L'arrivée à la gare se fait donc sans encombres, et comme indiqué quelques jours auparavant, la gare est impressionnante ! Je vais encore me faire mal voir par mes compatriotes, mais on est trés trés loin de Matabiau... Tout est gigantesque, design et, cerise sur le gateau, d'une propreté étincellante... Je profite de l'occasion pour adresser un mot à tot ceux qui s'imaginent la Chine comme un pays sale : non. En 3 mots : pas du tout. En 24 mots : Que ce soit à Beijing ou à Tianijn, les rues du centre ville sont propres, les lieux touristiques niquels, et les batiments publics rutilants. Voilà, on est une nouvelle fois bien loin du centre ville de Toulouse ou les mégots, les papiers et les chewin gums sont autant de décoration trotoiresques...
- Interlude : Guillaume va au KFC !
Voilà, il aura fallu que j'aille en Chine pour aller au KFC ! Vu les horaires de train et le planning de la journée, il serait judicieux de se ravitailler dés maintenant. La gare de Tiajin n'offre pas des tonnes d'opportunités dans ce domaine. Honte à elle et à toute sa famille (les arrêts de bus et les files de taxi). Du coup direction le Chinese Kentucky Fried Chicken ! Une hôtesse, que certains membres du groupe, dont je tairais l'identité, ont qualifié de "mole" et de "pas dégourdie pour 2 sous", se bat pour comprendre notre commande. Il faut dire qu'une nouvelle fois la barrière de la langue se fait sentir... Comment ? On lui montre sur une carte chaque élément de notre commande et parler est inutile ? Oui, bon, ok, elle a pas été forcément trés afutée notre camarade serveuse du KFC, mais il est probable qu'elle ai été impressionnée par notre statut d'occidental qui se croit tout permis en vacances (alors qu'on est pas du tout comme ça)... Embarquons nos 4 menus gavés de frites et de boissons en échange de la somme honteuse de 8 ou 9 euros, et rendons nous dans le carré lounge pour nous restaurer. Bien, préparez vos tous : c'était plutôt bon... Les frites comme au flunch, le sandwich, sorte de faritas de légume et de poulet, relevé d'une sauce dragon (ou pas), plutôt gouteux.... C'est louche... Ca doit pas être pareil en France... En tout cas je mets un point final à mon record de 11 ans sans fast food, mais peut importe, je battrais un autre record quelques lignes plus loin !
Mais reprenons notre récit, faisons fi des digressions, et embarquons à bord du train le plus rapide du monde (Enfin, aprés avoir pris des billets dans une borne automatique QUI EST SIMPLE ET FONCTIONNELLE (j'écris en gros au cas ou un gars de la SNCF lirait par dessus votre épaule). Dés le quai le luxe de l'appareil saute aux yeux : fuselage blanc nacré immaculé (faut dire que des employés équipés de raclettes nettoient le moindre centimètre). L'intérieur confirme le sentiment extérieur : fauteuils spacieux et confortables, bouteille d'eau de courtoisie, finitions remarquables (petit crochet pour accrocher son sac, repose pied, tablette, le tout escamotable en une simple pression...). La propreté est encore une fois remarquable, d'ailleurs sur les 30 minutes du trajet les toilettes seront nettoyées 3 fois....
- Chapitre 2 : 329 km/h
Démarrage de ce qui me fait plus penser à un vaisseau spatial qu'à un train... Et là c'est la fluidité qui laisse sans voix... Démarrage en douceur, accélération linéaire, et sans s'en rendre compte le véhicule fent les airs à prés de 329 km/h. A l'intérieur on se demande si le train n'est pas arrété et que des facétieux farceurs nous font défiler un paysage en carton pate... Pas le moindre accoup, pas la moindre vibration... C'est juste incroyable... Petite anecdote amusante, les (énormes) sièges du train se ertournent pour le retour, évitant au train de faire demi tour. C'est vraiment un petit bijou de technologie, et la centaine de kilomètres est absorbée en un clin d'oeil... Vivement le retour !!
- Chapitre 3 : Tien an men
Avant celà, signalons notre première altercation avec un chauffeur de taxi acariatre ne souhaitant pas nous amener à cette place, et qui à grand cri nous expulse de son véhicule... Il est possible que notre bonne odeur ai choqué l'atmosphère malodorante de son taxi, je comprends... Le second choix sera le bon, il nous amène à destination. La place est immanse, mais il est difficile d'en discerner clairement les dimensions tant les groupes de touristes sont nombreux. Signalons au passage que la sécurité est au top, un tapis à rayons X, un portique et des policiers s'assurent qu'aucun visiteurs n'entre avec des substances dangereuses (arme à feu, couteau, char d'assault ou pire, étudiant révolté). Les bâtiments sont majestueux de part et d'autre, et au loin la photo géante d'un chinois nous regarde de son regard bienveillant. Probablement quelqu'un de connu, un gagnant de la star academy locale ou quelque chose comme ça... Notons une nouvelle fois l'extrème propreté des lieux, pas une bouteille en plastique, pas un papier de bounty, rien... La nostalgie commence à se faire sentir...
- Chapitre 4 : La cité interdite qu'on le droit d'y aller quand même
En échange d'un modeste tribu, nous accédons dans un premier temps aux trés jolis jardins de la cité. Des sortes de coursives aux plafonds peints de couleurs chatoyantes permettent de déambuler au milieu des espaces verts tracés au cordeau, des arbres millénaires parfaitement maitrisés, des petits kiosques aux bancs accueillants... Tout invite à la détente et au repos. Mais nous ne sommes pas là pour ça, nous sommes là pour marcher là ou les empereurs marchaient, parcequ'on vaut autant qu'eux (globalement). L'entrée de la cité est grandiose : toits jaunes, murs rouges, sculptures sur les corniches, sol pavé, .. La quantité de travail pour réaliser cette entrée est tout simplement hallucinante... Toute la traversée sera de la même trempe, je passerai sur les détails sinon je vais faire 200 pages.... Je dirai juste que la partie grandiose est magnifique, et que la partie plus intime, constituée de minuscules ruelles, de petites places et d'humbles maisons est vraiment charmante. Voilà, pour les sourds et les malentendats : ça nous beaucoup plu ! Un dernie mot : nos amitiés à Princesse Sarah qui se reconnaitra.
- Chapitre 5 : Le chateau dans le ciel
A la sortie de la cité, en haut de la colline artificielle, un petit temple abrite à la fois une énorme statue de Boudha au pied de laquelle les fidèles se pressent pour déposer une offrande et effectuer leurs triples rituels et une vue imprenable sur les 2 cités : l'interdite, et la moderne. Les photos parlant parfois plus que les mots, et n'ayant pas de photos à publier ici, je vais plutôt parler des escaliers escarpés qui mènent à ce petit trésor : ils sont trés drôles. Voilà, c'est tout, c'était intéressant non ?
- Chapitre 6 : Wellness Center et autres commodités
Enchainons sur la série des premières : Première fois dans un Starbucks (excellent jus de kiwi 100% pur fruit vert) et... première dans le milieu du massage chinois au Wellness Spa Center Ou On Se Sent Bien. Ok, je l'avoue, ce n'est vraiment pas du tout mon truc... Néanmoins, rendez-vous est pris pour un massage Head and Shoulders qui, à défaut d'éliminer les pellicules visibles dés la première utilisation, promet relaxation et bien être. L'immeuble abritant tout ces commerces est ultra moderne, mais dés que l'on rentre dans le well ness center, on se retrouve transprté dans une autre époque : double porte majestueuse en bois travaillé, petit chemin de dalles de pierres flottantes entourées de bougies projetant une lumière faible mais chaude, fauteuil ultra confortables, prise en main totale par le personnel : c'est décidé, je vais changer d'avis et trouver ça formidable. Ou pas... L'obscurité et les masques empêchent de voir les masseuses (ou masseurs pour les filles), mais j'imagine facilement leurs mains : musclées à l'extrème. Elle enchaine les mouvements avec une précision redoutable, la prise en main est ferme, et quelque part il y a un coté agréable dans ce côté mécanique et sans émotion. La poigne se referme et ça pique un peu, elle ponctue alors ses mouvements de quelques "ok ?" auxquels je réponds par "ok", je défends ici l'honneur de ma patrie, et je ne veux pas que la Chine pense que la France est un pays de mauviettes. Le massage est plus large que prévu : haut du dos, épaules, nuque, tête, oreilles (super sympa), front, bras, mains (sympa aussi), doigts. Le tout avec une cadence métronomique (si ce mot n'existe pas, merci de le rajouter au dictionnaire parcequ'il est trés joli). 30 minutes et un excellent thé au jasmin plus tard, nous voilà dehors. Les douleurs s'estompent et la détente est finalement bien là. Expérience à retenter donc pour mieux cerner tout les aspects de cette activité...
- Chapitre 7 : Super U
Enchainement pour quelques courses dans une supérettes internationales ou les produits françasi cotoient leurs confrères allemands, italiens ou encore espagnols (enfin je suppose...). Nous touchons là aux magasins de luxe, les prix sont beaucoup plus élevés que dans leurs pendants chinois, mais restent tout de même légèrement inférieurs la plupart du temps aux notres. Viande, raviolis aux 4 fromages, fromage, etc, etc... Mais vous n'êtes probablement pas là pour lire une liste de courses. Le pot de Nutella, les muffins et les brownies sécurisés, retour à la gare pour le train le plus cool du monde !
- Chapitre 8 : World Record
C'est dans ce génial train au retour que je tente d'étalir un double nouveau record : uriner dans des toilettes propres dans un train à 329 km/h ! La tension est à son comble, une équipe de sapeurs pompiers à été délégué ainsi qu'une équipe spéciale de femmes de ménage au cas ou les chose tourneraient mal. J'observe avec fébrilité le compteur de vitesse, le train a atteint sa vitesse de croisière, il est temps de passer à l'action. Je me lève de mon siège sans difficulté, me feaufile dans l'allée centrale en évitant le personnel de bord tout de rouge vétu, je m'approche des toilettes, seront elles propres ? Pire, seront elles disponibles ou un concurrent s'y cache-t-il déjà ? Je baisse la poignée, la clenche joue et le panneau de bois pivote sur un lieu immaculé. Tout brille, et je me rends compte que je n'ai pas mes lunnettes de soleil... Mauvaise préparation, mais tant pis, je continue en dépit des risques que je prends maintenant. Je referme la porte, fais ce que j'ai à faire et m'accorde même une figure artistique non imposée : je me lave les mains, les séche, et dépose l'essuie main dans le compartiment adéquat. Je ressors, regarde les juges puis le compteur de vitesse : 324 km/h..... L'objectif n'est pas atteint, mais c'est la meilleure performance de l'année, je suis épuisé, mais heureux.
A demain pour une nouvelle histoire de toilettes.
Salut!! Je vois que tout se passe bien!! C'est presque à en oublié la dictature dictatoriale de la Chine!! Profitez en bien et sache que ton blog est bien écrit et très drôle et que je dois être un des euls à le lire :-)))))))))
RépondreSupprimerJe peux nez en moins (ok c'est la dernière...) le recommander à des amis tibétains si tu veux...
Je pense que ce commentaire ne sera pas visible depuis la Chine en raison du nombre trop conséquent de mots interdits...
Bises.
Laurent.
Ben de l'intérieur on se rend pas bien compte de la dictature en fait... Sauf peut être internet qu'il faut gruger un peu pour passer la censure... Et ces camions ou s'entassent les prisonniers... Ah, y'a aussi les enfants qui font du bruit la nuit avec les machines à coudre, mais c'est presque couvert par les moines qui prient pour que les policiers arrètent de leur mettre des coups de pelle pendant qu'ils prient...
RépondreSupprimerBlague à part, y'a beauoup de trés belle chose, merci de trouver ce blog engagé drole !